Greffe de cheveux : Qu’est ce que le shockloss?

shockloss

Si vous avez fait des recherches sur la greffe de cheveux, il est très probable que vous soyez tombé sur le terme « Shock loss » ou « perte réactionnelle ». Le plus souvent dans des forums ou sites spécialisés, narrant des expériences désastreuses de patients se retrouvant avec moins de cheveux après intervention qu’avant l’intervention. C’est une réalité, l’intervention de greffe de cheveux peut occasionner une perte de cheveux réactionnelle. Rassurez vous, même s’il existe quelques cas de pertes définitives, elle est le plus souvent temporaire.

Il convient tout d’abord de distinguer le shock loss des cheveux existants de celui des cheveux nouvellement implantés. En effet, les cheveux nouvellement implantés vont tomber dans la grande majorité des cas dans les 2 ou 3 semaines suivant l’intervention, et ce de manière quasi systématique. Toutefois, les bulbes ou follicules feront repousser des cheveux dans les 12 mois qui suivent l’intervention.

Le phénomène de shock loss de cheveux existants est quant à lui plus complexe. Il peut résulter d’une réaction de fatigue du cuir chevelu, qui suite à l’intervention, va faire tomber des cheveux en phase de miniaturisation ou de régression. Il peut également être le résultat d’erreurs ou de mauvaises pratiques du praticien réalisant l’intervention.

  1. Le shock loss intervenant sur des cheveux en phase de régression ou miniaturisation peut être prévenu ou modéré par l’utilisation avant et après intervention de traitements médicamenteux. Le minoxidil pourra être utilisé pour renforcer suffisamment les cheveux présents, et transformer des cheveux en régression, en cheveux sains et plus épais.
  2. Le shock loss lié à des mauvaises pratiques peut résulter de la transsection de follicules existants. Le chirurgien par l’utilisation d’instruments peu adaptés, obsolètes ou pas assez précis va couper la racine de cheveux existants, les endommager, et empêcher leur repousse ultérieure. Les risques de shock loss sont d’ailleurs plus importants lorsque la zone implantée est encore partiellement fournie, car le chirurgien peut malencontreusement endommager la racine des follicules voisins, en pratiquant des incisions, ou en implantant des follicules. Le « Dense Packing » qui consiste à implanter de manière extrêmement serrée ou combler une zone déjà garnie peut amplifier le phénomène de shock loss. L’ironie veut qu’en cherchant à obtenir des densités considérables dans des zones encore garnies, on créé une perte de cheveu supplémentaire.

On peut toutefois réduire les risques de shock loss temporaire ou permanent:

  1. Une FUE sophistiquée sans incision préalable, telle que la FUE manuelle avec injection de cheveux, permet de réduire considérablement le risque de shock loss dans la zone greffée. Cette technique est moins traumatique pour le cuir chevelu.
  2. Ne pas chercher à « surpeupler » une zone qui contient encore des cheveux, et éviter le « Dense Packing », permet aussi de réduire le shock loss. Il faut être raisonnable quant à la densité que l’on souhaite obtenir. Vouloir retrouver la densité de ses 20 ans quand on en a 40 peut être préjudiciable.
  3. L’utilisation de médicaments contre la chute de cheveux, comme le minoxidil ou le finastéride sur une période de 6 à 12 mois après intervention, favorisera la repousse des nouveaux follicules et réduira le risque de shockloss.
  4. Un rasage total de la zone réceptrice avant intervention permettra au chirurgien de mieux voir les espaces disponibles, les angles des cheveux présents, d’implanter de manière sûre et par conséquent de minimiser les risques de shock loss. Cela concerne particulièrement les implantations de cheveux dans des zones encore garnies du cuir chevelu.

Vous souhaitez obtenir un diagnostic capillaire, et savoir si c’est le bon moment de faire une intervention? Rendez-vous sur www.consultantcapillaire.fr